Voilà quelques temps déjà que j'y pense..
Partir d'ici, quitter cette plateforme qui ne m'apporte que très peu.
L'univers Skyblog... c'est bien sympa mais passé un temps on s'en lasse. Et plutôt vite si vous voulez mon avis.
Les juvéniles pseudos-rebelles, les mecs qui te harcèlent pour avoir ton msn, les pinpins qui t'balancent des messages trop spaces limite flippants, les nanas en manque de sexe qui se la jouent trop hype et trop génialfamousXloveXj'aitropdecomspararticlesXj'suisbellej'suisbonnemaisj'suissurtouttropconne.
Bref.
Oui nan, tout ça ne me branchait pas plus que ça à l'origine mais là ça me gonfle très franchement.
Evidemment, comme vous l'avez certainement remarqué j'aime raconter ma vie, écrire, être lue et parfois même commentée. Oui "blogguer" c'est mon truc, je ne le nierai pas. J'ai par ailleurs d'autres blogs, non exposés, dont personne ne possède l'adresse... tout ça pour dire que je n'ai pas besoin de Skyblog pour vivre, encore heureux bien sûr mais si vous trainez sur les pages de certaines personnes, vous aurez souvent l'impression du contraire.
De toute façon, ici, on perd vite le sens d'écrire pour soi et au fil des pages tout finit par ressembler à une immense exposition sans plus aucune âme.
Skyblog n'a rien d'une plateforme pour journaux intimes 'online'. C'est simplement une grande galerie de vies plus ou moins photoshopées, plus ou moins vraies, plus ou moins vivantes.
Je laisse ce blog en ligne, avec messages et commentaires actifs, afin de rester en contact avec quelques personnes qui n'auraient pas ma prochaine adresse.
Je ne connais pas encore ma destination future (enfin sur la blogosphère du moins). Si certains sont intéressés je leur ferai parvenir, OU PAS. Après tout j'ai suffisamment d'espions à droite à gauche pour savoir si je veux que vous continuiez à suivre le récit de mes folles aventures avec mon Amoureux et les bestioles qui hantent mon cerveau :) . Mais à priori je n'ai que peu de monde à qui je la refuserai ^^ Et si vous la voulez vraiment ben creusez vous la tête ^^
Après tout si Bat-Slaughter-Vol2 il y a, ça sera sûrement pas bien dur à trouver ;)
Nous conclurons donc sur une note poétique, un texte de Ryû Murakami, l'homme de ma vie, le seul et l'unique qui peut me faire frissonner, rire et pleurer en même temps, avoir une crise d'angoisse juste avec des mots. Ses mots.
<< Sa langue ne s'engourdissait toujours pas. Il la mordit légèrement, un élancement le parcourut. Il commençait à avoir mal à la mâchoire. Il enleva lentement sa langue de verre, la tendit le plus loin possible, prit le bout entre ses doigts, l'organe humide glissait entre ses doigts, il planta ses ongles dedans. Il prit les ciseaux, noirs de suie après leur passage sur le brûleur à alcool. Mais sous les traces noirs ils étaient chauffés au rouge et dès qu'il eut appliqué la pointe sur sa langue, il sauta en l'air de douleur, puis roula à terre en se tenant la mâchoire. Il n'eut pas le temps de crier, il entraina la table dans sa chute, le verre de vodka vola en éclats. Fermant les yeux sous la douleur, il ne voyait plus rien autour de lui. Sans se relever, il ramassa les ciseaux qui avaient laissé une marque de brûlure sur le tapis, les arrosa de vodka, il entendit le grésillement de l'alcool s'évaporant sur le métal brûlant. Les larmes coulaient de ses yeux sans s'arrêter. il se demanda pourquoi il n'avait pas crier tout à l'heure malgré l'intensité de la douleur. Crier, c'était peut-être une façon d'appeler à l'aide inconsciemment, mais lui, dans sa solitude, savait que ce n'était pas la peine de crier : personne ne viendrait. Il ferma les yeux, tira à nouveaux la langue. tout sa conscience se concentrait sur elle, il avait l'impression que son corps entier était devenu cette langue. Il ouvrit tout grand les ciseaux et les appliqua dessus. Le contact du métal refroidit apaisa un instant la brûlure. Il repensa à l'histoire du petit moineau à qui sa grand-mère avait coupé la langue, un de ces contes que les soeurs de l'orphelinat leur lisaient le soir. Le moineau avait dû se venger, mais de quelle façon ? Il n'arrivait pas à se souvenir. Il essaya sans succès d'empêcher son menton de trembler. Le bout de sa langue gigotait sous la lame des ciseaux. Quand sa langue s'immobilisa enfin, il referma les ciseaux de toutes ses forces. Le sang jaillit du lambeau de chair humide en contact avec la lame. il fourra des compresses de gaze dans sa bouche. il se mit à trembler et enfonça davantage de compresses dans sa bouche ce qui le fit suffoquer. Il se leva en chancelant, recracha les compresses écarlates. Les ciseaux roulèrent à terre. Sur la lame, il y avait le bout de la langue. Soudain il se rappela comment le moineau s'était vengé : il avait offert en cadeau à sa grand-mère une boîte magique où était enfermé un fantôme. Il resta debout au même endroit, pressant sa blessure avec des compresses jusqu'à ce que le sang s'arrête. Pendant tout ce temps il réfléchit : à qui allait-il offrir la boîte contenant un fantôme ? >>
Coin Locker Babies
Voilà, c'est fini. Il ne me reste plus qu'à faire la distribution des baffes pour certains, de délicieux bonbons pour d'autres <33
THAT'S ALL FOLKS,
